Un pays qui renie son passé, scie la branche sur laquelle il est assis. Géneral Marcel BIGEARD
 
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 la bataille de Dien Bien Phu

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Daniel
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MessageSujet: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 2 Jan - 9:11

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Ce fut la bataille la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre Mondiale, et l'un des point culminants de la Guerre Froide. On estime à près de 25 000 le nombre des vietnamiens tués pendant la bataille. L'armée française compte 2 293 morts dans ses rangs mais, sur les 11 721 prisonniers de l'Union Française, valides ou blessés faits par le Vietminh, plus de 71% décèdent en captivité
. L'ensemble des prisonniers (ainsi que les blessés) devra en effet, marcher à travers jungle et montagnes sur 700 km, et de nuit pour échapper aux avions français. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Puis ils ont été installés dans des villages sanctuaires, au confins de la frontière chinoise, hors d'atteinte du Corps Expéditionnaire.

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Batella, Bigeard, Tourret et Langlais

Tout commença par l'assaut déclenché le 13 mars contre le point d'appui « Béatrice » tenu par le 3/13 DBLE (3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère) commandé par le commandant Pégot. Le point d'appui est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français.
Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.
En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Constatant cet échec, le Colonel d'artillerie Piroth se suicide en dégoupillant une grenade, quelques jours après le début de la bataille.
Puis les artilleurs viêts se sont appliqués à bombarder la piste d'atterrissage, vite devenue inutilisable. Dès lors le cordon ombilical qui reliait le camp à Hanoï était coupé. Le ravitaillement et l'évacuation des blessés s'en retrouva durement affecté. Le Viêtminh lança alors des vagues d'assaut humaines pour prendre les positions françaises, mais elles se heurtèrent à une résistance acharnée et subirent de lourdes pertes du fait des mines et des mitrailleuses. Le Général Vo Nguyen Giap changea alors de stratégie et parla de " grignoter le camp ", en faisant un travail de sape. La bataille fut alors une suite ininterrompue d'offensives et de contre-offensive sanglantes, où les objectifs étaient de reprendre les positions perdues. Le terrain fut transformé en champ de boue du fait des pluies de la mousson, inondant les tranchées, noyant les blessés. On a souvent comparé Dien Bien phu à un " Verdun tropical ".
Les avions venant de Hanoï (des Douglas A-26 Invader, des Grumman F6F Hellcat) étaient gênés de surcroît par une météo capricieuse (mousson). Jamais ils ne purent identifier les emplacements de tir. Ils larguaient les bombes et le napalm quasiment au hasard, guidés seulement par radio. Ils pouvaient aussi faire des passes au dessus des crêtes pour tirer avec leurs mitrailleuses de 12,7 mm et leur roquettes.
Il y avait un écran nuageux quasi permanent en période de mousson rendait l'accès aérien difficile à vue ( et les radars de vol n'existaient peu ou presque pas). Dans ce contexte, les missions d'attaque des avions français étaient dangereuses, du fait du terrain, du climat et surtout de la DCA. Ces avions devaient faire plus de 600 km avant d'arriver sur Dien Bien Phu : ils étaient à la limite de leur réserve de carburant. Ils avaient par conséquent très peu de temps pour leur mission de combat. Les assauts Viêt-Minh eurent lieu essentiellement de nuit, lorsque l'aviation française était inopérante.
Les Français disposaient de 10 chars légers M24 Chaffee armés de canons de 75 mm, mais ils étaient relativement inadaptés à une guerre de siège. Certains ont été sabotés par leur équipage, sur avarie ou bien pour éviter la capture par l'ennemi. Ils étaient souvent utilisés pour soutenir l'infanterie lors de contre-attaques.
La garnison ne pouvait compter que sur des contre-attaques de parachutistes à pied, qui ne manquaient pas de courage ni d’héroïsme. En particulier les parachutistes du Lt Col Marcel Bigeard. Leur mission étaient de s'emparer des positions adverses et des canons, armés de lance-flammes. Mais ces contre-attaques ne pouvaient dépasser la ligne des sommets et durer longtemps par l’incapacité de les ravitailler et de les soutenir d’un appui–feu. Lorsqu'un point d'appui était atteint, les soldats étaient parfois à court de munitions. C'est donc une mêlée à l'arme blanche et à la grenade qui attendait les soldats.
Les Français firent preuve de combativité, sans pouvoir se reposer ou être relevé. On entendit des hommes se battre et mourir en chantant La Marseillaise, au milieu du fracas des explosions. Il y eut nombreux cas de morts d'épuisement. Même lorsqu'on sollicitait les blessés pour retourner au combat - faute de combattant - il y avait encore des volontaires. La nuit, les explosions, les balles traçantes et les fusées éclairantes faisaient que le champ de bataille était visible comme en plein jour. Les canons français tiraient tellement qu'ils étaient chauffés au rouge.
Concernant la logistique, l'aviation française fut nettement dépassée par l'ampleur de la tâche et dut faire appel aux Américains pour des parachutages de troupes et d’équipements avec les avions C-117 Flying Boxcar du CAT (Civil Air Transport) du Général Claire Chennault. Plusieurs de ces avions furent abattus. C'est en fait à Dien Bien Phu que les Américains eurent leurs premiers militaires tués dans la péninsule indochinoise.
Le Général Giap donne une analyse des combats : Les militaires français " selon leur logique formelle, avaient raison ". " Nous étions si loin de nos bases, à 500 kilomètres, 600 kilomètres. Ils étaient persuadés, forts de l’expérience des batailles précédentes, que nous ne pouvions pas ravitailler une armée sur un champ de bataille au-delà de 100 kilomètres et seulement pendant 20 jours. Or, nous avons ouvert des pistes, mobilisé 260 000 porteurs - nos pieds sont en fer, disaient-ils - des milliers utilisant des vélos fabriqués à Saint-Étienne que nous avions bricolés pour pouvoir porter des charges de 250 kg. Pour l’état-major français, il était impossible que nous puissions hisser l’artillerie sur les hauteurs dominant la cuvette de Diên Biên Phu et tirer à vue. Or, nous avons démonté les canons pour les transporter pièce par pièce dans des caches creusées à flanc de montagne et à l’insu de l’ennemi. Navarre avait relevé que nous n’avions jamais combattu en plein jour et en rase campagne. Il avait raison. Mais nous avons creusé 45 km de tranchées et 450 km de sapes de communications qui, jour après jour, ont grignoté les mamelons. "
En manque de troupes, les Français organisèrent des recrutements de volontaires à Hanoï destinés à être parachuté sur Dien Bien Phu, alors que tout le monde savait la situation désespérée et la chute du camp imminente. Des centaines de personnes ont répondu présents à l'appel. L'ensemble était hétéroclite : de simples citoyens anonymes, militaires ou civils, des marchands, des employés, des fonctionnaires ont alors reçu leur équipement opérationnel. La plupart n'ayant jamais sauté en parachute de leur vie, voire jamais tenu une arme. Leur motivation était d'aller se battre "pour aider les copains" , "pour l'honneur". Dans la fureur des combats, et la confusion, certains ont raté leur largage et ont atterri chez l'ennemi.
Les défenseurs du camp ont jusqu'au bout espéré une intervention massive de l'aviation américaine pour briser l'encerclement, qui n'est jamais arrivée. Au mois de mai, les Viêt-Minh utilisent massivement des lance-roquettes multiples Katioucha sur la garnison, dont les effets sont dévastateurs.
Les soldats viêt-minh creusèrent sous Éliane 2 une longue galerie, pour y faire exploser plus de 900 kg de TNT. Le manque de munitions se fit criant au sein des troupes françaises, et la situation sanitaire était catastrophique. Un ordre écrit de cessez-le feu du Lieutenant Colonel Bigeard, fut porté au Lieutenant Allaire le 7 mai 1954 à Diên Biên Phu, sur position Eliane3 à 17h00; puis fut donné l'ordre général de détruire toutes les armes.
Il appartenait à la division 308 du Général Vuong Thua Vu de donner le coup de grâce à la garnison française, division d'infanterie qui a été de toutes les batailles en « hautes régions », des « désastres » de Cao Bang et Lang Son en 1950 jusqu'à celui de Điện Biên Phủ. Ce fut aussi cette division 308 qui est entrée la première dans Hanoi libéré en 1954. Au bout de 57 jours de combat, l'armée Viêtminh vient à bout de la garnison du camp retranché, le 7 mai 1954, à 17h30.
On notera que les troupes françaises ont bien reçu un ordre de cessation de combat faute de munitions et qu'elles ne se sont pas rendues.



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Le colonel de Castries est venu chercher ses étoiles!

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Daniel
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 2 Jan - 9:14

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L'Armée populaire vietnamienne
Việt Minh

Commandement
Général Võ Nguyên Giáp (Muong Phang)
Chef d'état-major : Général Hoang Van Thaï

Infanterie
Division 304, Général Hoang Sam :
Régiment d'Infanterie 9 (Bataillons 353, 375, 400)
Régiment d'Infanterie 57 (Bataillons 265, 346, 418)
Bataillon d'Artillerie 345
Division 308, Général Vuong Thua Vu :
Régiment d'Infanterie 36 (Bataillons 80, 84, 89)
Régiment d'Infanterie 88 (Bataillons 23, 29, 322)
Régiment d'Infanterie 102 (Bataillons 18, 54, 79)
Bataillon d'Artillerie
Division 312, Général Le Trong Tan :
Régiment d'Infanterie 141 (Bataillons 11, 16, 428)
Régiment d'Infanterie 165 (Bataillons 115, 542, 564)
Régiment d'Infanterie 209 (Bataillons 130, 154, 166)
Bataillon d'Artillerie 154
Division 316, Général Le Quang Ba :
Régiment d'Infanterie 98 (Bataillons 215, 439, 933)
Régiment d'Infanterie 174 (Bataillons 249, 251, ?)
Régiment d'Infanterie 176 (Bataillons 888, 970, 999)
Bataillon d'Artillerie 980
Régiment indépendant 148 :
Bataillon 900 (incomplet)
Bataillon 910
Bataillon 920
Compagnies d'armes 121
Compagnies de transmissions 523
Artillerie
Division lourde 351, General Vu Hien :
Régiment d'Artillerie 45 (Bataillons 950, 954) (24 canons de 105 mm)
Régiment d'Artillerie 675 (Bataillons 83, 175, 275) (18 canons de 75 mm et 20 mortiers de 120 mm)
Régiment de Mortiers lourds 237 (30 mortiers de 82 mm)
Régiment de DCA 367 (100 mitrailleuses antiaériennes de 12,7 mm et 80 canons soviétiques de 37 mm mod. 1939)
Régiment de Génie 151
Unité de lance-roquettes (12 lance-roquettes Katioucha)
L'ensemble représente environ 80 000 hommes en comprenant les services et la chaîne logistique.
On estime, tout confondu, les pertes à 23 000 hommes.

Le GONO (Groupement Opérationnel du Nord-Ouest)
Union française

Commandement
GONO, Colonel Christian de Castries
Sous-secteur nord (Anne-Marie, Gabrielle), Lieutenant Colonel André Trancart
Sous-secteur centre (Béatrice, Claudine, Dominique, Eliane, Huguette), Lieutenant Colonel Jules Gaucher puis Lieutenant Colonel Lemeunier
Groupe Mobile 9 (GM 9)
(I/13 DBLE, III/13 DBLE, I/2 REI, III/3 RTA)
Sous-secteur sud (Isabelle), Lieutenant Colonel André Lalande
Groupe Mobile 6 (GM 6)
(III/3 REI, II/1 RTA, V/7 RTA)
Groupement Aéroporté 2 (GAP 2), Lieutenant Colonel Pierre Langlais
(1 BEP, 8 BPC, 5 BPVN)
Artillerie, Colonel Charles Piroth
Groupement A, Major Alliou
(III/10 RAC, 1 CEPML, 2 CMMLE)
Groupement B, Major Guy Knecht
(II/4 RAC, 11/IV/4 RAC, I GAACEO, 1 CMMLE)
Après le décès du colonel PIROTH, dans la nuit du 15 au 16 mars 1954, c'est le lieutenant-colonel Guy VAILLANT qui le remplaça le 20.3, avec pour adjoint le Lieutenant-colonel ROBIN.
Parachutistes
2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (II/1 RCP), Chef de bataillon Jean Bréchignac
1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux (1 BPC), Capitaine Guy Bazin de Bezons
6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux (6 BPC), Chef de bataillon Marcel Bigeard
8e Bataillon de Parachutistes de Choc (8 BPC), Capitaine Pierre Tourret
1er Bataillon Etranger de Parachutistes (1 BEP), Chef de bataillon Maurice Guiraud
2e Bataillon Etranger de Parachutistes (2 BEP), Chef de bataillon Hubert Liesenfelt
5e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens (5 BPVN, 5 Bawouan), Capitaine André Botella
Infanterie
Légion étrangère :

1er Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion Etrangère (I/13 DBLE), Chef de bataillon de Brinon
3e Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion Etrangère (III/13 DBLE), Chef de bataillon Paul Pégot
1er Bataillon du 2e Régiment Etranger d'Infanterie (I/2 REI), Chef de bataillon Clémençon
3e Bataillon du 3e Régiment Etranger d'Infanterie (III/3 REI), Chef de bataillon Henri Grand d'Esnon
Armée d'Afrique :

2e Bataillon du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens (II/1 RTA), Capitaine Pierre Jeancenelle
3e Bataillon du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens (III/3 RTA), Capitaine Jean Garandeau
5e Bataillon du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens (V/7 RTA), Chef de bataillon Roland de Mecquenem
1er Bataillon du 4e Régiment de Tirailleurs Marocains (I/4 RTM), Chef de bataillon Jean Nicolas
2e Groupement de Tabors Marocains
Troupes coloniales :

2e Bataillon Thaï (BT 2), Chef de bataillon Maurice Chenel
3e Bataillon Thaï (BT 3), Chef de bataillon Léopold Thimonnier
Armée vietnamienne :

301e Bataillon Vietnamien
Supplétifs :

2 Compagnies de Thaïs Blancs, Capitaine Michel Duluat
Reliquats des Compagnies de Supplétifs Militaires (CSM) du 1er Groupement Mobile de Partisans Thaïs (GMPT 1), Capitaine Bordier, provenant de Lai Châu
Groupement Wième, Lieutenant Réginald Wième
431e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 431)
432e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 432)
434e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 434)
413e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 413)
414e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 414)
415e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 415)
433e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 433)
272e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 272)
341e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 341)
416e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 416)
424e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 424)
248e Compagnie Muletière (CM 248)
On notera que nombre d'unités ont été aérotransportées avec au moins une partie de leurs supplétifs.

Arme blindée et cavalerie
3e Escadron de marche du 1er Régiment de Chasseurs à Cheval (3/1 RCC), Capitaine Yves Hervouët, équipé de 10 chars M24 Chaffee.
1er Peloton (Bleu) du RICM (Régiment Infanterie Coloniale du Maroc)
2e Peloton (Rouge)
3e Peloton (Vert)
Artillerie [modifier]
2e Groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale (II/4 RAC), Chef de bataillon Guy Knecht, avec 12 obusiers de 105 mm M2A1
3e Groupe du 10e Régiment d'Artillerie Coloniale (III/10 RAC), Chef de bataillon Alliou, avec 12 obusiers de 105 mm M2A1
11e Batterie du 4e Groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale (11/IV/4 RAC), Capitaine Déal, avec 4 obusiers de 155 mm M114
1 Section du 1er Groupe Antiaérien d'Artillerie Coloniale d'Extrême-Orient (1 GAACEO), Lieutenant Paul Redon, avec 4 affûts quadruples de mitrailleuses de 12,7 mm
Groupe de marche du 35e Régiment d'Artillerie Légère Parachutiste (GM/35 RALP), Chef de bataillon Millot, avec canons de 75 mm sans recul (SR)
Bataillon Artillerie Autonome Laotienne (BAAL), Capitaine Ladous
1re Compagnie Etrangère Parachutistes de Mortier Lourds (1 CEPML), avec 12 mortiers de 120 mm
1re Compagnie Mixte de Mortiers de la Légion Etrangère du 3e Régiment Etranger d'Infanterie (1 CMMLE), avec 8 mortiers de 120 mm
2e Compagnie Mixte de Mortiers de la Légion Etrangère du 5e Régiment Etranger d'Infanterie (2 CMMLE), avec 8 mortiers de 120 mm
Génie
31e Bataillon de Génie (31 BG) (2 compagnies), Chef de bataillon André Sudrat
17e Compagnie de Génie Parachutiste (17 CGP)
Transmissions
2e Compagnie du 822e Bataillon des Transmissions (2/822 BT)
2e Compagnie du 823e Bataillon des Transmissions (2/823 BT)
342e Compagnie Parachutiste des Transmissions (342 CPT)
Santé
Médecin-Chef : Capitaine Le Damany

Antenne Chirurgicale Mobile n°29 (ACM 29), Commandant Paul Grauwin
Antenne Chirurgicale Mobile n°44 (ACM 44), Lieutenant Jacques Gindrey
Antenne Chirurgicale Parachutiste n°3 (ACP 3), Lieutenant Louis Résillot
Antenne Chirurgicale Parachutiste n°5 (ACP 5), Capitaine Ernest Hantz
Antenne Chirurgicale Parachutiste n°6 (ACP 6), Lieutenant Jean Vidal
Services
71e Compagnie de Commandement
6e Compagnie de Commandement et des Services
9e Compagnie de Commandement et des Services
3e Compagnie de Transport de Quartier Général (3 CTQG)
3e Compagnie de Munitions (3 CM) (détachement)
730e Compagnie de Ravitaillement (730 CR) (Service des Essences) (Dépôt 81) (détachement)
712e Compagnie de Circulation Routière (712 CCR)
2e Section de la 5e Compagnie Réparation Matériel Légion Etrangère (2/5 CRMLE)
3e Légion de Marche/Garde Républicaine Gendarmerie Mobile (3 LM/GRGM) (détachement)
Groupe d'Exploitation Opérationnel n.1 (GEO 1) (Service de l'Intendance)
403e Boîte Postale Militaire (403 BPM) (antenne)
Renseignement
Groupement Commandos n.8 du Groupe de Commandos Mixtes Aéroportés (GC 8/GCMA) (Partisans Méo), Capitaine Hébert
Détachement Opérations-Patrouilles (DOP)
Aviation
Groupe de Chasse 1/22 Saintonge (GC 1/22), équipé de Grumman F8F Bearcat
21e Groupe Aérien d'Observation d'Artillerie (GAOA 21), équipé de Morane Criquet
23e Groupe Aérien d'Observation d'Artillerie (GAOA 23), équipé de Morane Criquet (Muong Saï)
Détachement de Base Aérienne n.195 (DB 195)
En outre, le camp retranché bénéficie des moyens aériens de l'armée de l'air et de l'aéronavale.

L'effectif de la garnison au 7 mai 1954 se monte à 14 014 hommes comprenant les compagnies de services puis de logistique. L'armée française compte 2 293 morts dans ses rangs, et, sur les 11 721 soldats faits prisonniers, seulement 3 290 reviennent vivants en France.

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stoltz
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 13 Fév - 16:30


Daniel

jolie résumer !! et comme je suis pas un écrivain ! je vous met des films !!

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Sylvain
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 13 Fév - 17:46

Merci Daniel [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Magnifique post [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Sylvain
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Sam 26 Fév - 21:16

Des images surprenante de Bruno

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Bad Boy
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Lun 21 Nov - 13:12

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Sylvain
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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Mar 22 Nov - 6:02

Merci Jacques ,on pourrait en dire beaucoups sur le haut commandement français

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Sylvain
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MessageSujet: Il y a 58 ans    Mer 14 Mar - 10:45

Il y a 58 ans


Premiers assauts des 13 et 15 mars 1954

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Les positions françaises du 13 au 15 mars 1954 et les premiers assauts Viêt Minh
L'attaque débute le 13 mars à 17h00 par une intense préparation d'artillerie visant le centre de résistance « Béatrice », l'un des CR les plus éloignés du dispositif, tenu par le 3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère(III/13e DBLE), commandé par le chef de bataillon Pégot. L'attaque n'est pas une surprise pour les défenseurs, puisque les services de renseignement français avaient correctement prévu l'endroit et l'heure où elle se déclencherait, mais la puissance de feu de l'artillerie viêt minh cause un véritable choc. Le point d'appui est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Il en reçoit des milliers en quelques heures. Les abris, non conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, sont pulvérisés. Le chef de bataillon Pégot et ses adjoints directs sont tués dans les premières minutes du combat, par un coup direct frappant leur abri. Les liaisons radio avec le centre du camp sont coupées, empêchant les défenseurs de Béatrice de régler correctement les tirs de l'artillerie française.
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L'assaut du Viêt Minh est donné par les 141e et 209e régiments de la division 316 qui s'élancent des tranchées réalisées à proximité du centre de résistance.
Sans officier pour les diriger, sans appui d'artillerie, les légionnaires, livrés à eux-mêmes, mènent un combat désespéré contre les fantassins viêt minh qui utilisent la technique de la vague humaine, certains n'hésitant à se faire sauter sur les barbelés pour permettre à leur camarades de passer derrière eux. Le centre de résistance tombe peu avant minuit, après plusieurs heures de combat au corps-à-corps.
Pour ajouter au désastre, au cours de la même nuit, le lieutenant-colonel Gaucher, chef de corps de la 13e DBLe et commandant du sous-secteur centre, est également tué dans son abri par un coup direct de l'artillerie viêt minh.
À l'issue de cette première nuit d'affrontement, les Français réalisent soudain que, contre toute attente, le Viêt Minh a été capable d'apporter et de camoufler autour du camp un nombre important de pièces d'artillerie de moyen calibre (105 mm), alors que le 2e bureau de l'état-major français pensait qu'ils ne pourraient au pire amener que des pièces légères, de calibre 75 au plus. Jamais par la suite l'artillerie française ne sera dans cette bataille en mesure de faire taire les canons viêt minh, pas plus que les bombardiers de l'armée de l'air ni les chasseurs-bombardiers en piqué de l'aéronavale.
Constatant cet échec, le colonel Piroth, commandant l'ensemble des unités d'artillerie à DBP, qui avait affirmé au commandement être en mesure de contre-battre l'artillerie viêt minh avec ses canons de 155 mm, se suicide le 15 mars dans son abri
Le 14 mars vers 20 heures, deux régiments de la division 308 attaquent le centre de résistance Gabrielle, tenu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) commandé par le chef de bataillon de Mecquenem. Utilisant la même tactique que pour Béatrice, forte préparation d'artillerie et assaut d'infanterie par vagues successives, le Viêt Minh grignote peu à peu la position. Les “Turcos”, surnom donné aux tirailleurs, se défendent durement toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts, incitant Giap à ordonner le repli de la 308 à 2h30.
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Insigne régimentaire du 7e RTA
Quand l'attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d'artillerie, des troupes fraîches de la division 312 sont également engagées. Le V/7e RTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin, rejoint trop tard par un élément de contre-attaque constitué de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d'éléments du 1er BEP et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l'après-midi du 14 mars.
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insigne régimentaire du 1er RCC
À l'occasion de cette contre-attaque manquée, l'attitude au feu du 5e BPVN fera l'objet sur le moment de nombreuses critiques, certains, dont le lieutenant-colonel Langlais (adjoint de Castries), lui reprochant, en termes peu aimables, un “manque de punch” pendant l'action. Ce fut une des nombreuses polémiques qui surgirent au cours de la bataille et qui font parfois encore débat aujourd'hui parmi les spécialistes. À la décharge du 5e BPVN, d'autres, plus tard, feront valoir qu'il n'était pas forcément judicieux de confier une mission de contre-attaque à une unité qui, parachutée la veille, n'avait pas eu le temps de se reposer et connaissait mal le terrain, alors qu'un bataillon comme le 8e Choc,


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8e BPC
présent à DBP sans discontinuer depuis quatre mois, ayant eu le temps de se familiariser avec le terrain et reconnu les itinéraires de contre-attaque, aurait eu plus de chances de réussir. Quoi qu'il en soit, le chef de corps, le capitaine Botella, prit à l'issue de l'engagement des mesures drastiques en rétrogradant au rang de simple soldat des officiers qui avaient fait preuve de faiblesse et en transformant en coolies les soldats qui ne s'étaient pas correctement comportés à ses yeux. Ainsi ‘purgé’, le 5e BPVN poursuivra le combat jusqu'à la fin de la bataille et se comportera de façon tout à fait honorable.
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Insigne du 5e BPVN



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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 6 Mai - 17:22


Visite du musée de DBP en compagnie d'un vétéran et du guide Viêtnamien.

"Dans le Musée militaire, où débute le parcours de tout « chasseur d'histoire » - le seul genre de tourisme possible à Diên Biên Phu -, une maquette géante illustre de manière plus frappante le piège dans lequel l'armée française s'est enferrée. Une vaste cuvette toute plate - « Il nous fallait absolument un aérodrome », souffle le vétéran - protégée par une dizaine de points d'appui (Béatrice, Anne-Marie, Dominique...), eux-mêmes entourés de hautes collines. « En novembre 1953, le général Navarre décide d'occuper Diên Biên Phu, un mois plus tard, 50 000 Viêts entourent la cuvette », récite le guide. Et dès que les combats débutent, l'aérodrome étant rendu inutilisable en quelques jours, « les parachutes de vivres et de matériel (des Français) tombent aux mains de nos valeureux soldats », raconte le petit film, diffusé en boucle. Les étoiles du colonel de Castries, promu général à la fin du combat, subirent le même sort lorsqu'elles lui furent larguées au-dessus de la cuvette...

En moins de deux mois, la bataille, qui tua au moins 3 000 Français et environ 20 000 Vietnamiens, est perdue. Sans que Castries ne hisse le drapeau blanc. « On lui avait demandé de ne pas le faire, ça aurait terni sa bataille », complète l'officier français.

Dans les quelques salles du musée, les traductions approximatives donnent à l'histoire si tragique une tonalité parfois comique. Sous la photo du colonel Piroth, qui se suicida deux jours après le début d'un combat qu'il savait déjà perdu, on lit que « le matin du 15 mars 1954, le colonel Pirote, commandant de l'artillerie, après deux nuits de ne pas réaliser sa promesse de faire mourir mes canons s'est tué en grenade ». Les « soldats de l'ennemi » sont photographiés « blessés et serrés dans les abris étroits, sordides, boués ». À côté de la baignoire récupérée dans son PC, un grand poster fige le moment où le général de Castries, en bras de chemise, est fait prisonnier avec son état-major le 7 mai.

Pourtant, le guide vietnamien, dont le père s'est battu ici, se garde bien de ridiculiser le choix des Français. Leur défaite, « ce n'est pas seulement une erreur de position ». Au carrefour de la Chine, du Laos et du Vietnam, Diên Biên Phu était un verrou militaire. La bonne place, a priori, pour stopper les troupes du Viêt-minh qui se dirigeaient vers le Laos et le Cambodge. Mais « la France est trop loin du Vietnam, et trop de Français étaient contre la guerre ». D'ailleurs, poursuit-il, c'est sur des bicyclettes Peugeot que les Vietnamiens ont hissé dans les collines leurs canons en pièces détachées, jusqu'à 200 kg par chargement ! Un travail de fourmi que le commandement français n'a pas soupçonné.

« On a sous-estimé le niveau de l'artillerie viêt-minh et, surtout, la manière dont ils l'utiliseraient », confirme l'ancien militaire. Mais, pour lui aussi, « on ne fait pas la guerre à des hommes mais à des idées ». Galvanisé par son président, Hô Chi Minh, emmené par la fougue du général Giap, le Vietnam voulait, comme un seul homme, bouter la France hors de chez lui. « Notre maigre réconfort fut de voir l'armée américaine perdre la face là-bas, quelques années plus tard », se souvient l'ancien combattant.

Dernière étape du voyage, de l'autre côté du ruisseau, le PC du général de Castries. Quatre pièces vides, de part et d'autre d'un petit couloir. Le vieux militaire le trouve « minable », comme s'il y voyait toute la misère de l'armée française. L'idée que Castries, ce flamboyant cavalier, « qui aimait les femmes et l'argent », soit resté terré deux mois dans ce boyau le consterne. Seul vestige, sur un mur, le décompte des officiers et des soldats présents dans la cuvette. Et des victimes aussi. Dehors, sous le soleil couchant, au milieu des papillons et des libellules, des enfants jouent sur l'un des onze chars français rescapés des combats. Plus loin, sur le marché coloré de mille fleurs, les femmes commentent les petits événements du jour. La vie coule, paisiblement.

À quoi pense-t-il en survolant Diên Biên Phu pour la dernière fois ? « Je pense à Navarre qui avait effectué plusieurs vols de reconnaissance, et qui devait se demander comment les choses se passeraient. » Et lui, le militaire dans l'âme, bientôt emporté dans la tourmente de la guerre d'Algérie, aurait-il aimé combattre à Diên Biên Phu ? « Oui, mais j'aurais eu peu de chances d'en revenir. »"

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MessageSujet: Re: la bataille de Dien Bien Phu   Dim 6 Mai - 18:51

merci pour ce récit [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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