Un pays qui renie son passé, scie la branche sur laquelle il est assis. Géneral Marcel BIGEARD
 
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 Bataille d'Alger

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Sylvain
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MessageSujet: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 12:52

Bataille d'Alger



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La bataille d'Alger a opposé, en 1957 à Alger, département français d'Algérie, durant la guerre d’Algérie, la 10e division parachutiste de l'armée française aux indépendantistes algériens du Front de libération nationale (FLN). Suite aux nombreux attentats perpétrés contre la population par le FLN, le pouvoir civil délègue alors tous pouvoirs au général Massu, qui opère en dehors de tout cadre légal, pour démanteler l'organisation du FLN et ainsi mettre fin aux attentats, de janvier à mars 1957.

Sur le terrain, la dite bataille est remportée par l'armée française qui met au jour des caches d'armes du FLN et obtient l'organigramme complet de l'organisation armée et peut ainsi procéder à l'arrestation de ses membres clés. Cependant, une partie de l'opinion publique métropolitaine considère cette bataille comme une défaite morale du fait de l'usage de la torture par l'armée française contre des civils afin d'obtenir ces renseignements. L'emploi de tels moyens par les émissaires de la République française soulève en effet une polémique durable en France, essentiellement en métropole qui n'est pas encore touchée par le conflit armé, tandis qu'en Algérie elle contribue à solidariser une partie de la population autochtone autour du FLN. Les Français d'Algérie qui ont subit durant 3 mois les attentats du FLN n'oublieront pas le Général Jacques Massu qui a gagné la « Bataille d'Alger », et le soutiendront lors de la Crise de mai 1958, appelée également Putsch d'Alger (1958), lorsqu'il créera le Comité de salut public, puis une seconde fois, lorsque après avoir critiqué la politique algérienne du Général de Gaulle il sera muté en Métropole, ce qui provoquera la Semaine des barricades.

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Principaux acteurs militaires
Général Jacques Massu : commande la 10e division parachutiste et reçoit tous les pouvoirs à Alger. Il dirige les opérations de la bataille d’Alger.
Colonel Yves Godard : chef d’état-major du général Massu et dirige la deuxième bataille d’Alger en été 1957.
Colonel Roger Trinquier : crée le « dispositif de protection urbaine » (DPU) chargé de contrôler la population
Colonel Marcel Bigeard : son régiment, le 3e régiment de parachutistes coloniaux (RPC), participe à la bataille d'Alger au sein de la 10e Division Parachutiste
Capitaine Paul-Alain Léger : infiltre les réseaux terroristes d’Alger lors de l'opération appelée « Bleuite »
Commandant Paul Aussaresses : chargé de la liaison avec la police au PC général Massu . Il est renvoyé par le colonel Godard en avril 1957
Général Jacques Pâris de Bollardière : commande un secteur en Mitidja et, en désaccord avec Massu, demande sa relève en mars 1957
Négociations secrètes et attentats
En mars 1955, Rabah Bitat, le chef du FLN à Alger, ville qui compte 585 000 habitants, est arrêté et c'est Abane Ramdane, récemment libéré de prison, parachuté de Kabylie, qui prend en charge la direction politique de la capitale. Ramdane parvient en peu de temps à rassembler et à réimplanter le FLN dans la ville en créant la Zone autonome d'Alger (ZAA) En 1956, alors que la « question algérienne » doit être débattue à l'ONU, Abane Ramdane et Larbi Ben M'Hidi, décident à l'issue du congrès de la Soummam, pour donner aux conflit une plus large audience, d'intensifier et de concentrer les opérations sur la capitale, Alger.

Dans le même temps, des négociations secrètes se déroulent à Belgrade et à Rome durant l’été 1956. Un attentat est commis à Bab El-Oued, quartier européen d'Alger, le 19 juillet 1956, par le commando FLN de Boudhries qui avait mitraillé des civils faisant un mort et trois blessés[. En représailles, les plus radicaux des militants de l'Algérie française s'organisent en groupuscules paramilitaires, sous la direction d'André Achiary, ex-officier du SDECE qui fut sous-préfet dans le Constantinois au moment du massacre de Sétif (1945). Avec des membres de l'Union française nord-africaine, créée par Robert Martel, Achiary monte l'attentat de la rue de Thèbes, dans la Casbah d'Alger, dans la nuit du 10 août 1956, qui fait 16 morts et 57 blessés, et marque un tournant dans la guerre d'Algérie. Patrick Rotman souligne ainsi, dans L'Ennemi intime (2002), qu'« à Alger, le contre-terrorisme a précédé le terrorisme », mais la guerre d'Algérie a commencé depuis plus de 2 ans. Yacef Saâdi, qui était alors le chef militaire FLN de la Zone autonome d'Alger, déclarera ensuite à la journaliste Marie-Monique Robin :
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« Jusqu'au massacre de la rue de Thèbes, nous ne faisions des attentats à Alger qu'en réponse à des arrestations massives ou à des exécutions. Mais là, nous n'avions plus le choix: fous de rage, les habitants de la Casbah ont commencé à marcher sur la ville européenne pour venger leurs morts. J'ai eu beaucoup de mal à les arrêter, en les haranguant depuis les terrasses, pour éviter un bain de sang. Je leur ai promis que le FLN les vengerait. »
Les négociations de paix sont rompues, et le gouvernement de Guy Mollet (SFIO) met alors un terme à la politique des négociations. Larbi Ben M'hidi décide d'étendre les actions terroristes à la ville européenne, afin d'atteindre les couches urbaines, en particulier la bourgeoisie arabe, et de faire d'Alger une caisse de résonance pour toucher l'opinion publique métropolitaine et internationale Après l'envoi à la guillotine de responsables FLN, ce dernier donne comme instructions : « Descendez n'importe quel Européen de dix-huit à cinquante-quatre ans. Pas de femmes, pas d'enfants, pas de vieux. »

Yacef Saadi crée le Réseau bombes, et ce sont des femmes qui sont chargées de les poser. Annie Steiner, française d'Algérie en fait partie, elle sera condamnée à 5 ans de réclusion criminelle, mais libérée en 1961, elle optera à l'indépendance pour la nationalité algérienne.

Le 30 septembre 1956, deux bombes éclatent au Milk Bar et à la Cafétéria, faisant quatre morts et 52 blessés: « la bataille d'Alger a commencé, et avec elle s'envolent les derniers espoirs d'un règlement politique, dont ne veulent d'ailleurs ni les pieds-noirs ni l'armée » (Robin, 2004).

Les chefs de la délégation extérieure du FLN, Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohammed Boudiaf, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf, sont arrêtés le 22 octobre 1956, à l'occasion d'un détournement illégal d'un avion marocain, vers Alger, qui conduisait de Rabat à Tunis la délégation, afin d'assister à une conférence réunissant les chefs historiques du FLN, le sultan du Maroc et le président Bourguiba pour tenter d'élaborer une solution négociée au conflit[. En décembre, après l'échec de l'expédition de Suez, cruellement ressentie par l'armée, le général Raoul Salan, adepte de la théorie de la guerre contre-révolutionnaire, est nommé commandant en chef de l'armée en Algérie. Ancien président de l'Association des combattants de l'Union française (ACUF), Salan s'entoure de vétérans de la guerre d'Indochine, dont les généraux Dulac, Goussault, Allard ou le lieutenant-colonel Trinquier, qui écrira La Guerre moderne (1961).

Massu reçoit les pleins pouvoirs
Le 4 janvier 1957, le président du Conseil Guy Mollet décide de confier au général Massu les pleins pouvoirs civils et militaires, lors d'une réunion à Matignon où sont présents le Gouverneur général d'Algérie (fonction renommée « Résident Général ») Robert Lacoste, le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau, le ministre des Finances Paul Ramadier, le ministre de la Défense Maurice Bourgès-Maunoury, fervent adepte de la doctrine de la « guerre contre-révolutionnaire » du colonel Lacheroy et ses deux secrétaires d'Etat Max Lejeune et Louis Laforêt.

Le général Massu contrôle alors les pouvoirs de police, régnant non seulement sur sa division, la 10e DP (Division parachutiste, 4 régiments), mais aussi sur la police urbaine et judiciaire, la DST, le Groupe de renseignements et d'exploitation (GRE), le SDECE (service de contre-espionnage) et son bras armé, le 11e Choc (3 200 parachutistes), le 9e régiment de zouaves implanté dans la Casbah, 350 cavaliers du 5e régiment de chasseurs d'Afrique, 400 hommes du 25e régiment de dragons, 650 hommes des deux détachements d'intervention et de reconnaissance, et 1 100 policiers, 55 gendarmes, 920 CRS, et quelque 1 500 hommes des Unités territoriales (UT), composées pour l'essentiel de pied-noirs ultras et dirigées par le colonel Jean-Robert Thomazo

Le préfet Serge Barret signe le 7 janvier 1957, sur ordre du ministre résident Lacoste, une délégation de pouvoir au général Massu, stipulant que « sur le territoire du département d'Alger, la responsabilité du maintien de l'ordre passe, à dater de la publication du présent arrêté, à l'autorité militaire qui exercera les pouvoirs de police normalement impartis à l'autorité civile ». Massu est chargé par ce décret :

« d'instituer des zones où le séjour est réglementé ou interdit; d'assigner à résidence, surveillée ou non, toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité ou l'ordre public; de réglementer les réunions publiques, salles de spectacle, débits de boissons; de prescrire la déclaration, ordonner la remise et procéder à la recherche et à l'enlèvement des armes, munitions et explosifs; d'ordonner et autoriser des perquisitions à domicile de jour et de nuit; de fixer des prestations à imposer, à titre de réparation des dommages causés aux biens publics ou privés, à ceux qui auront apportés une aide quelconque à la rébellion»
Bref, l'armée est investie des pouvoirs de police et chargée des missions normalement imparties à celle-ci, à la différence près qu'elles peuvent désormais être exercées en dehors de tout cadre judiciaire. Le général Jacques Pâris de Bollardière, qui refusera par la suite ces méthodes et sera mis aux arrêts 60 jours, déclare : « L'armée, petit à petit, a conquis les uns après les autres tous les instruments de pouvoir, y compris judiciaire, et est devenu un État dans l'État. » L'historien Pierre Vidal-Naquet renchérit, en affirmant que le 7 janvier 1957 marque « la capitulation du pouvoir civil devant le pouvoir militaire, de la République devant les généraux ».

Déclenchement
Le 7 janvier 1957, 8 000 hommes de la 10e DP de retour d’Égypte[9], où aux côtés des Britanniques ils ont vaincu l'armée égyptienne du colonel Nasser - allié du FLN - durant la campagne de Suez, entrent dans Alger avec pour mission de « pacifier » la ville en proie aux attentats terroristes. La division est commandé par le général Jacques Massu, à qui Robert Lacoste vient de donner les pleins pouvoirs, assisté des colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier, Fossey-François Yves Godard et Paul-Alain Léger.

À l'arrivée des parachutistes, le FLN réplique par une vague d'attentats meurtriers. Notamment le 26 janvier, où des bombes qui explosent dans trois cafés de la ville font 5 morts et 34 blessés. Le FLN lance ensuite un mot d’ordre de grève générale pour le 28 janvier, en ces termes si vous n'interrompez pas votre travail pendant toute la durée demandée, l'Armée de Libération Nationale se verra dans l'obligation de vous éliminer impitoyablement et là où vous serez . Les parachutistes brisent la grève en quelques jours, ouvrant les magasins de force, allant chercher à domicile avec des camions les travailleurs et les fonctionnaires absents au travail.

L'unité du général Aussaresses, dénommée escadron de la mort, a arrêté, selon ses propres dires, 24 000 personnes pendant les six mois de la « bataille d'Alger », dont 3 000 ont disparu.

Durant le printemps 1957, ce sont en moyenne 800 attentats (fusillades ou explosion) par mois qui seront perpétrés dans la capitale [citation nécessaire]. Une directive du CCE (Comité de coordination et d'exécution) du FLN à Tunis affirme : « Une bombe causant la mort de dix personnes et en blessant cinquante autres équivaut, sur le plan psychologique, à la perte d'un bataillon français ».

Perquisition dans la Casbah d'Alger

Le 25 février 1957, Larbi Ben M'hidi, cadre du FLN est mis aux arrêts par les parachutistes français durant la bataille d'Alger.La troupe patrouille en ville, fouille à l'entrée des lieux publics, la casbah d'Alger est entourée de barbelés tous ceux qui y entrent ou en sortent sont fouillés. Ces dispositions sont plus destinés à rassurer la population européenne qu'à gêner le FLN. Le colonel Trinquier met en place le DPU (dispositif de protection urbaine) qui consiste à ficher systématiquement tous les habitants d'un immeuble, et à désigner un responsable de cet ilot. Le responsable doit avertir de tout mouvement, départ ou arrivée. Les arrivants sont systématiquement interrogés pour chercher à détecter des clandestins ou des maquisards venus en liaison. Selon l'historien Jean-Charles Jauffret, ce maillage urbain « n'est pas sans rappeler l'organisation urbaine instituée par le Troisième Reich et le régime stalinien »[27]. La mise en place du couvre-feu permet d'arrêter les suspects à domicile, en dehors de toute légalité. Interrogés dans des centres de détention et de torture, ces prisonniers « extra-judiciaires » sont ensuite soit exécutés, soit « retournés », faisant alors partie de l'équipe des « bleus de chauffe » du capitaine Paul-Alain Léger chef du GRE, soit, dans de rares cas, remis à l'autorité judiciaire puis relâchés pour absence de preuves[16]. Les exécutions sont dissimulées d'abord par les « corvées de bois » (on fait croire à des tentatives d'évasion afin de leur donner un aspect légal), soit pratiquées de manière clandestine, les détenus étant jetés à la mer par hélicoptère (les « crevettes Bigeard »). Les autorités judiciaires elles-mêmes ne savent pas combien de centres de détention il y a, l'armée agissant en toute confidentialité.
Fin février les paras découvrent dans une cache des dizaines de bombes prêtes à être posées.

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Le deuxième bureau remonte les filières, recrute des indicateurs, arrête les suspects et les fait parler. On commence par identifier les collecteurs de fonds, et petit à petit par démanteler les réseaux. Le 16 février, les hommes du colonel Bigeard capturent Larbi Ben M'hidi, coordonnateur des actions armées à Alger. Torturé, il sera exécuté quelques jours plus tard par l’armée française qui le pendra (5 mars). Des chefs FLN, notamment Abane Ramdane et Krim Belkacem, quittent Alger.

Usage de la torture
Torture pendant la guerre d'Algérie.La torture (gégène, baignoire, etc.) sont employés pour traquer les terroristes. De nombreux indépendantistes sont remis à la justice, mais d'autres sont éliminés sans jugement. En même temps, bénéficiant des fichiers de la police et de la DST, l'armée arrête les Européens qui aident le FLN, dont certains sont condamnés et fusillés[réf. nécessaire]. Selon l'historienne Raphaëlle Branche, dont le travail a été remis en cause par une autre historienne, Louise Müller
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Zohra Drif, adjointe de Yacef Saadi, a été faite prisonnière dans une cache de la Casbah, le 24 septembre 1957.

Infiltrations des réseaux FLN
L'été 1957 marque un tournant pour la bataille d'Alger. Le 4 juin, quatre bombes dissimulées dans des lampadaires explosent vers 18 heures trente, l'heure de sortie des bureaux, près d'arrêts de bus à Alger, et font 10 morts dont trois enfants et 92 blessés, dont 33 seront amputés. Le 9 juin, une nouvelle bombe explose à Alger, au casino de la Corniche, un dancing populaire auprès des jeunes, surtout des juifs de Bab-el-Oued, mais aussi utilisé comme centre de détention. La bombe, placée sous l'estrade de l'orchestre, tue dix personnes et fait 85 blessés.

Le gouvernement rappelle les paras et donne les pleins pouvoirs à Massu. Cette fois, il y a un fait nouveau : la « Bleuite » et ses « bleus de chauffe », d’anciens militants du FLN retournés et qui travaillent pour le Groupe de renseignements et d'exploitation (GRE) dirigé par le capitaine Léger dans la casbah d’Alger. Non seulement ils renseignent sur les réseaux mais ils les infiltrent. Fin août lors d’une opération 14 bombes sont découvertes, et le reste de l’état major de la Zone autonome d'Alger est soit mort, soit en prison soit retourné, à l’exception de deux hommes, le chef Yacef Saadi et son adjoint, Ali la Pointe. Le 24 septembre Yacef Saadi est à son tour arrêté, et le 8 octobre, Ali la Pointe meurt dans l'explosion destinée à venir à bout de sa cache. Ali la Pointe a été repéré par les bleus-de-chauffe du capitaine Léger grâce à Hassène Guendriche, alias Zerrouk, l'un des adjoints de Saadi, arrêté le 6 août 1957 et retourné par Léger, sans que ni Saadi ni Ali la Pointe ne s'en aperçoivent.

Des caches d'armes de terroristes sont mises à jour, le réseau est démantelé et les principaux responsables du FLN sont identifiés, localisés et arrêtés. Le réseau FLN d'Alger n'existe plus, les membres restants ayant été retournés par le Capitaine Paul-Alain Léger, Alger ne connaitra plus les attentats FLN jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie.

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Si la bataille d'Alger, qui fut plutôt une opération de police qu'une bataille, est gagnée sur le terrain par l'Armée Française, les deux camps pratiquant, entre autres, des méthodes interdites par les droit de la guerre, elle entame sérieusement le crédit de l'opération de « pacification » menée par les gouvernements successifs, aux yeux de l'opinion publique française. En effet, sur le plan politique, elle donne un retentissement international à l'action du FLN. La « Guerre d'Algérie » ne porte pas encore le nom de « Guerre », il s'agit officiellement à ce moment d'une opération de maintien de l'ordre.

L'opération contre-terroriste en milieu urbain menée par les troupes françaises reste cependant une référence, un modèle de succès dans les États-Majors occidentaux, notamment américains, qui l'utiliseront plus tard dans le cadre de la lutte anti-guérilla et au moment de la Guerre d'Irak. Ainsi, Roger Trinquier est devenu un théoricien, internationalement reconnu, de la guerre subversive; notamment par le biais de son premier ouvrage paru en 1961, La Guerre Moderne, paru aux États-Unis sous le titre Modern Warfare: A French View of Counterinsurgency .

Humain
La bataille a causé la mort de membres du FLN et la disparition de civils suspectés de collaborer au mouvement indépendantiste et d'œuvrer contre les intérêts français, comme Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien (PCA), l'arrestation de Henri Alleg .

Le 11 octobre 1957, les parachutistes localisent la planque du dernier chef vivant du réseau FLN encore en liberté, Ali la Pointe. Celui-ci refuse de se rendre aux autorités et l'immeuble du quartier de la casbah d'Alger dans lequel il s'est retranché, rue des Abdérames, explose, causant son décès ainsi que la mort de civils
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 13:13

L'Arrivée de Massu en janvier 1957
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L'annonce de la grève générale pour la fin du mois déclencha une véritable panique à la préfecture d'Alger, panique qui se ressentit jusqu'au cabinet de Lacoste. L'autorité civile se sentait incapable de lutter contre l'action du F.L.N. Que cette grève réussisse et elle allait réussir, personne n'en doutait et c'était offrir sur un plateau au F.L.N. cette représentativité populaire qu'il briguait, c'était en outre ridiculiser le pouvoir du ministre résidant. Il fallait se rendre à l'évidence : le F.L.N. était le véritable patron d'Alger. Les attentats continuaient, terrorisant chaque jour un peu plus une population européenne qui se sentait abandonnée et pouvait d'un jour à l'autre céder totalement aux mots d'ordre ultras qui prêchaient une justice expéditive. Et ce serait le bain de sang. Pour Lacoste, il n'y avait qu'une solution : extirper le F.L.N. de la ville et récupérer la population. Bref, faire de la pacification à Alger. Et pour cela, confier la capitale à l'armée.
Le choix se porta sur Massu (à gauche). Il était le seul général parachutiste et les régiments de sa 10e D.P. avaient obtenu depuis le début des événements d'Algé­rie les résultats les plus probants. Il était clair pour Robert Lacoste que seuls les léopards pouvaient réussir là où échouaient les civils. Ils avaient des méthodes que l'on ne pouvait employer dans le civil. Et Lacoste leur donnait carte blanche pour vaincre. Ce que le gouvernement ne pouvait décemment dire à des policiers : Travaillez sans vous soucier du carcan des lois, il n'hésitait pas à le dire à des militaires. Le dire... pas l'écrire. Tout passerait sous le couvert du maintien de l'ordre. Pour les léopards, le temps du mépris de l'autorité civile allait commencer.
La sentinelle se figea au garde-à-vous, la mitraillette plaquée en travers de la poitrine. Le général Massu, en tenue camouflée, lui rendit son salut et entra en trombe dans le vieux palais où il avait installé l'état-major Alger-Sahel. Cela sentait la poussière. Il n'y avait pas de meubles si ce n'est quelques tables, bureaux d'écoliers et tableaux noirs déposés dans des sortes de remises. Une grande activité régnait dans les couloirs. Reconnaissant le général, les hommes marquaient un temps d'arrêt pour saluer rapidement et poursuivaient leur tâche. La hiérarchie chez les léopards était très lâche. Les colonels de régiment, tous célèbres : Bigeard, Fossey-François, Château-Jobert, Jeanpierre, Mayer, avaient réussi cet exploit : se faire respecter et aimer de leurs hommes. Partageant la même nourriture, les mêmes fatigues, les mêmes dangers, n'exigeant aucune des marques de respect outrées qui n'ont cours dans aucune autre société et auxquelles les militaires traditionnels sont si attachés, les colonels de paras avaient entraîné leurs hommes à agir avec efficacité, rapidité et sûreté. Persuadés d'être plus forts que les autres, d'être entraînés par les meilleurs chefs, ce qui était vrai, rien ne leur semblait impossible. Ils entraient dans Alger, s'y installaient, ignorant tout de la peur qui faisait bouillonner le chaudron, ne pouvant même pas la concevoir.
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Lacoste et son braie trust savaient qu'en se battant à Alger, en portant le fer dans cet abcès terroriste, chacun recevrait quelques gouttes de pus. C'était l'opération chirurgicale : sauver un homme en lui faisant mal en nettoyant sa plaie à vif, en évitant la gangrène. L'action énergique ordonnée par Lacoste avec la bénédiction de Mollet allait être une sale besogne dont on chargeait les léopards en raison des succès qu'ils avaient obtenus dans le bled. La méthode des paras : agir à la surprise sur renseignement, vaincre grâce à la rapidité de l'action, était la seule qui puisse réussir à Alger.
En outre, les paras étaient commandés par Massu, général à deux étoiles que Lacoste estimait, à juste titre, être le moins politique des militaires efficaces. Massu était l'un des rares généraux à n'être point venu faire sa cour au ministre résidant, de plus c'était un Fran­çais libre, compagnon de la Libération, gaulliste du tout début. Quand Lacoste arrête son choix sur Massu, c'est à cela qu'il pense d'abord. Si surprenant que cela paraisse aujourd'hui, la référence au Grand Charles était fréquente au cabinet de Lacoste. Massu est choisi. On a besoin d'un homme sûr, efficace, pas d'un politique, pas d'un coupeur de cheveux en quatre, un homme à qui on puisse dire : Il faut gagner par tous les moyens. Et il faut que ça aille vite.
Car il ne faut pas l'oublier, bons ministres de gauche, préfets honnêtes, grands administrateurs, hauts fonctionnaires de grande classe, tous disent à Massu à la veille de la bataille d'Alger : Il faut y aller, par tous les moyens. Il faut que ça saigne. Voilà tous les pouvoirs de police. On vous couvre. Il n'y a pas de gants à prendre avec ces pâles voyous qui posent des bombes, tuent des femmes et des enfants. Nous, nous avons préparé un plan de réformes qui rendra heureuse la population musulmane, il faut que vous, en extirpant ce germe F.L.N., vous nous permettiez de pouvoir l'appliquer. »
Et Massu comprend ce langage. Il a la réputation d'être un soldat courageux qui ne se pose pas de problèmes. Contrairement à certains de ses colonels et commandants de la 10e D.P., il n'a pas le goût de la politique, il n'y comprend même rien et s'en flatte.
Les résultats obtenus par la 10e D.P. dans le djebel ajoutent encore au renom de Massu autour duquel gravitent maintenant des colonels dont la réputation grandit de jour en jour et qui, eux aussi, traînent des légendes indochinoises qui impressionnent.Tel est l'homme à qui Lacoste vient de donner carte blanche pour débarrasser Alger de sa vérole.
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source :l'histoire en question
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 13:21

Merci Sylvain ;

Pour info, la "Djemila" deviendra la maitresse du Capitaine GRAZIANI !!!!!

Le repos du "GUERRIER" , normale , et l'Amour n'a pas de frontières .

La basse besogne pour les militaires et si nous faisions de même ce jour dans les "Citées" ???????

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stoltz
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 13:29


merci Sylvain un dure passage de cette histoire encore un peux flous
de ces anciens politicards !!! " QUI VA ACCUSER QUI "
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Sylvain
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 13:48

tout a fait Christian surtout pour notre génération on nous a beaucoup parlé de 14/18 et 39/45 mais l'Indo et l'Algérie black out total ,meme les anciens qui les ont faites tres peu en parlent a nous de nous démerdé si on veux savoir
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Sylvain
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Sam 15 Jan - 13:49

commandoair40 a écrit:
Merci Sylvain ;

Pour info, la "Djemila" deviendra la maitresse du Capitaine GRAZIANI !!!!!

Le repos du "GUERRIER" , normale , et l'Amour n'a pas de frontières .

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comme quoi les baffes ça marche [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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MessageSujet: Re: Bataille d'Alger   Mer 20 Avr - 9:56

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Bataille d'Alger

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